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Prévoyance des professions de santé

Prévoyance ostéopathe et psychologue libéral : ce que verse la CIPAV

Par 
Bradley Village
, courtier fondateur d'Eloy · Mis à jour le 
October 15, 2026
 · 
8
 min de lecture

Ostéopathe ou psychologue libéral, vous relevez de la CIPAV, la caisse de retraite de plusieurs professions libérales. C'est l'un des régimes les moins protecteurs en cas d'arrêt de travail : passé 90 jours, il ne verse plus aucune indemnité. Pourtant, votre activité repose entièrement sur vous. Voici, chiffres à l'appui, ce que vous toucheriez réellement.

Sommaire

Ce que vous touchez en cas d'arrêt de travail

PériodeQui verseMontant en 2026
Jours 1 à 3Personne0 €, c'est le délai de carence
Jours 4 à 90Assurance maladie (CPAM)1/730e de vos revenus moyens des 3 dernières années, entre 26,33 € et 197,50 € brut par jour
À partir du 91e jourPersonne0 € : la CIPAV ne verse aucune indemnité journalière

Après 90 jours d'arrêt, vous ne percevez plus rien, et ce jusqu'à votre éventuelle reconnaissance en invalidité.

  • au régime micro-BNC, vos indemnités de la CPAM sont calculées sur votre chiffre d'affaires après abattement : elles sont donc encore plus faibles ;
  • pour en bénéficier, il faut être affilié depuis au moins un an.

Le manque à gagner, chiffré

Prenons un ostéopathe qui dégage un revenu de 3 500 € par mois, soit environ 117 € par jour, stable depuis trois ans.

SituationCe qu'il perçoitCe qu'il perd
En activité3 500 € par mois—
Arrêt, jours 4 à 90environ 1 726 € par moisenviron 1 774 € par mois
Arrêt, à partir du 4e mois0 €3 500 € par mois

Montants bruts, avant CSG et CRDS, hors majorations familiales. Exemple théorique calculé avec les barèmes 2026 ; votre situation dépend de vos revenus réels.

À partir du 4e mois d'arrêt, la totalité de ses revenus disparaît.

Pendant ce temps, vos charges continuent

  • le loyer et les charges du cabinet ;
  • la table, le matériel, le logiciel, les assurances professionnelles ;
  • vos cotisations URSSAF et CIPAV, calculées sur vos revenus des années précédentes ;
  • les dépenses de votre foyer.

Invalidité et décès : ce que prévoit la CIPAV

La CIPAV verse une pension d'invalidité et un capital décès dont le montant dépend de vos revenus déclarés. La pension n'est versée qu'à partir d'un taux d'invalidité de 66 %.

Ces montants restent très inférieurs à vos revenus. Si c'est vous qui apportez le revenu le plus important du foyer, ils ne permettent pas de maintenir le niveau de vie de votre famille. Nous vous calculons les montants exacts à partir de votre situation.

Ce qu'une prévoyance adaptée vous apporte

  • des indemnités journalières pour remplacer vos revenus pendant l'arrêt, y compris au-delà de 90 jours, sur une longue durée ;
  • une franchise courte, pour ne pas attendre le 4e jour, parfois indemnisé dès le premier jour en cas d'accident ou d'hospitalisation ;
  • une rente d'invalidité dès un taux partiel, appréciée au regard de votre métier : pour un ostéopathe, une atteinte des mains ou des épaules suffit à empêcher d'exercer ;
  • la prise en charge de vos frais professionnels pendant l'arrêt ;
  • un capital décès et des rentes pour vos proches, à la hauteur de vos revenus ;
  • la couverture du dos et des troubles psychologiques, à vérifier en option.

Les points d'attention propres à vos métiers

Deux causes d'arrêt sont fréquentes chez les ostéopathes et les psychologues et souvent mal couvertes. Vérifiez-les en priorité dans votre contrat :

  • le dos et les articulations : gestes de manipulation répétés, efforts physiques, positions penchées. De nombreux contrats excluent ces affections, ou ne les couvrent qu'en cas d'hospitalisation ou d'intervention chirurgicale ;
  • les troubles psychologiques : dépression, burn-out, épuisement professionnel. Pour un psychologue, l'écoute de situations difficiles toute la journée expose particulièrement à l'épuisement. Là encore, beaucoup de contrats les excluent ou les limitent, sauf option spécifique.

Ces garanties s'ajoutent souvent sous forme d'option. Vérifiez qu'elles figurent bien dans votre contrat, sans condition d'hospitalisation. Les autres points à regarder :

  • la durée d'indemnisation : puisque la CIPAV ne prend pas le relais, votre contrat doit indemniser au-delà de 90 jours ;
  • la reprise à temps partiel : certains contrats continuent d'indemniser pendant une reprise progressive.

Forfaitaire ou indemnitaire : le point à vérifier absolument

Deux contrats qui affichent la même indemnité journalière peuvent verser des sommes très différentes le jour de l'arrêt. Tout dépend de leur mode d'indemnisation.

ForfaitaireIndemnitaire
Montant verséLe montant choisi à la souscription, quoi qu'il arriveVotre perte réelle de revenus, dans la limite de la garantie
Prestations CPAM et CIPAVElles s'ajoutent à l'indemnité du contratElles sont déduites de l'indemnité du contrat
Au moment de l'arrêtPas de calcul de perte : il suffit de justifier l'arrêtVous devez justifier vos revenus pour calculer la perte
Si vos revenus ont baisséL'indemnité reste la mêmeL'indemnité baisse avec vos revenus
CotisationEn général plus élevéeEn général plus faible

Le contrat forfaitaire convient bien lorsque les revenus varient d'une année sur l'autre : début d'activité, temps partiel, plusieurs lieux d'exercice, reprise après une maternité. Le montant est garanti et connu à l'avance.

Le contrat indemnitaire peut suffire si vos revenus sont stables. Mais attention : après une année plus faible, vous seriez indemnisé sur cette base, sans pouvoir retrouver le niveau que vous pensiez avoir assuré.

Dans les deux cas, l'assureur vérifie vos revenus à la souscription : on ne peut pas assurer plus que ce que l'on gagne. C'est le mode d'indemnisation qui change tout au moment de l'arrêt.

Loi Madelin : des cotisations déductibles

Si vous êtes imposé au régime de la déclaration contrôlée, vos cotisations de prévoyance Madelin sont déductibles de votre bénéfice imposable, dans la limite d'un plafond qui dépend de vos revenus. Au régime micro-BNC, fréquent chez les ostéopathes et les psychologues, cette déduction n'est pas possible.

Dans un contrat Madelin, les garanties décès sont versées sous forme de rente ; un capital décès et la garantie frais généraux relèvent d'autres règles. Tout est détaillé dans notre guide sur la loi Madelin et la prévoyance.

Votre étude personnalisée avec Eloy

Envoyez-nous votre dernière déclaration de revenus professionnels : nous calculons ce que vous toucheriez réellement de la CPAM et de la CIPAV, mois par mois, et nous calibrons une prévoyance qui comble l'écart, sans payer pour ce que votre régime couvre déjà.

Pour un indépendant, quatre protections sont essentielles : la RC Pro, la prévoyance, la mutuelle santé et le plan d'épargne retraite (PER). Nous pouvons les étudier ensemble, pour un ensemble cohérent et sans doublon.

Calculez votre manque à gagner

Indiquez vos revenus et votre situation familiale : nous vous remettons une étude chiffrée, sans engagement.

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Prévoyance ostéopathe et psychologue libéral : ce que verse la CIPAV
Après 90 jours d'arrêt, la CIPAV ne verse aucune indemnité : ce que vous toucheriez vraiment.
Ostéopathe ou psychologue libéral, vous relevez de la CIPAV, la caisse de retraite de plusieurs professions libérales. C'est l'un des régimes les moins protecteurs en cas d'arrêt de travail : passé 90 jours, il ne verse plus aucune indemnité. Pourtant, votre activité repose entièrement sur vous. Voici, chiffres à l'appui, ce que vous toucheriez réellement.
Prévoyance ostéopathe, psychologue : CIPAV, arrêt de travail et manque à gagner | Martinique, Guadeloupe, Guyane | Eloy
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Être rappelé
Ce guide est fourni à titre d'information générale. Les garanties, exclusions, plafonds et franchises varient selon les contrats : seules les conditions générales et particulières de votre contrat font foi. Les règles fiscales évoquées sont celles en vigueur à la date de mise à jour du guide ; leur application dépend de votre situation personnelle. Montants des régimes obligatoires en vigueur en 2026, communiqués à titre indicatif ; ils sont revalorisés chaque année.
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Ce que vous touchez en cas d'arrêt de travail

PériodeQui verseMontant en 2026
Jours 1 à 3Personne0 €, c'est le délai de carence
Jours 4 à 90Assurance maladie (CPAM)1/730e de vos revenus moyens des 3 dernières années, entre 26,33 € et 197,50 € brut par jour
À partir du 91e jourPersonne0 € : la CIPAV ne verse aucune indemnité journalière

Après 90 jours d'arrêt, vous ne percevez plus rien, et ce jusqu'à votre éventuelle reconnaissance en invalidité.

Le manque à gagner, chiffré

Prenons un ostéopathe qui dégage un revenu de 3 500 € par mois, soit environ 117 € par jour, stable depuis trois ans.

SituationCe qu'il perçoitCe qu'il perd
En activité3 500 € par mois—
Arrêt, jours 4 à 90environ 1 726 € par moisenviron 1 774 € par mois
Arrêt, à partir du 4e mois0 €3 500 € par mois

Montants bruts, avant CSG et CRDS, hors majorations familiales. Exemple théorique calculé avec les barèmes 2026 ; votre situation dépend de vos revenus réels.

À partir du 4e mois d'arrêt, la totalité de ses revenus disparaît.

Pendant ce temps, vos charges continuent

Invalidité et décès : ce que prévoit la CIPAV

La CIPAV verse une pension d'invalidité et un capital décès dont le montant dépend de vos revenus déclarés. La pension n'est versée qu'à partir d'un taux d'invalidité de 66 %.

Ces montants restent très inférieurs à vos revenus. Si c'est vous qui apportez le revenu le plus important du foyer, ils ne permettent pas de maintenir le niveau de vie de votre famille. Nous vous calculons les montants exacts à partir de votre situation.

Ce qu'une prévoyance adaptée vous apporte

Les points d'attention propres à vos métiers

Deux causes d'arrêt sont fréquentes chez les ostéopathes et les psychologues et souvent mal couvertes. Vérifiez-les en priorité dans votre contrat :

Ces garanties s'ajoutent souvent sous forme d'option. Vérifiez qu'elles figurent bien dans votre contrat, sans condition d'hospitalisation. Les autres points à regarder :

Forfaitaire ou indemnitaire : le point à vérifier absolument

Deux contrats qui affichent la même indemnité journalière peuvent verser des sommes très différentes le jour de l'arrêt. Tout dépend de leur mode d'indemnisation.

ForfaitaireIndemnitaire
Montant verséLe montant choisi à la souscription, quoi qu'il arriveVotre perte réelle de revenus, dans la limite de la garantie
Prestations CPAM et CIPAVElles s'ajoutent à l'indemnité du contratElles sont déduites de l'indemnité du contrat
Au moment de l'arrêtPas de calcul de perte : il suffit de justifier l'arrêtVous devez justifier vos revenus pour calculer la perte
Si vos revenus ont baisséL'indemnité reste la mêmeL'indemnité baisse avec vos revenus
CotisationEn général plus élevéeEn général plus faible

Le contrat forfaitaire convient bien lorsque les revenus varient d'une année sur l'autre : début d'activité, temps partiel, plusieurs lieux d'exercice, reprise après une maternité. Le montant est garanti et connu à l'avance.

Le contrat indemnitaire peut suffire si vos revenus sont stables. Mais attention : après une année plus faible, vous seriez indemnisé sur cette base, sans pouvoir retrouver le niveau que vous pensiez avoir assuré.

Dans les deux cas, l'assureur vérifie vos revenus à la souscription : on ne peut pas assurer plus que ce que l'on gagne. C'est le mode d'indemnisation qui change tout au moment de l'arrêt.

Loi Madelin : des cotisations déductibles

Si vous êtes imposé au régime de la déclaration contrôlée, vos cotisations de prévoyance Madelin sont déductibles de votre bénéfice imposable, dans la limite d'un plafond qui dépend de vos revenus. Au régime micro-BNC, fréquent chez les ostéopathes et les psychologues, cette déduction n'est pas possible.

Dans un contrat Madelin, les garanties décès sont versées sous forme de rente ; un capital décès et la garantie frais généraux relèvent d'autres règles. Tout est détaillé dans notre guide sur la loi Madelin et la prévoyance.

Votre étude personnalisée avec Eloy

Envoyez-nous votre dernière déclaration de revenus professionnels : nous calculons ce que vous toucheriez réellement de la CPAM et de la CIPAV, mois par mois, et nous calibrons une prévoyance qui comble l'écart, sans payer pour ce que votre régime couvre déjà.

Pour un indépendant, quatre protections sont essentielles : la RC Pro, la prévoyance, la mutuelle santé et le plan d'épargne retraite (PER). Nous pouvons les étudier ensemble, pour un ensemble cohérent et sans doublon.

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